mis à jour le : 14-10-2010.
En bon Capitaine et donc dernier du groupe, le chef d’équipe Luis URZUA (54 ans) a été remonté sain et sauf de la mine de San José ce jeudi 14 octobre à 02:56.
la durée totale de l’opération de secours pour les 33 mineurs a été de 22 heures 45 min.
Le Président de la République Sebastian Piñera à l’origine de cette idée extraordinaire de secourir pour la première fois au monde de tels mineurs ensevelis, a prononcé un magnifique et émouvant discours exaltant le courage des mineurs ainsi que l’efficacité de toutes les équipes de sauvetage, il a conclu en reconnaissant que cet évènement pouvait être bénéfique pour l’unité et la grandeur du pays.
Mission Accomplie
J’étais avec Dieu, j’étais avec le Diable, ils se sont disputés… Dieu a gagné et me voici !
a déclaré Mario Sepulveda

Mario Sepulveda laisse éclater sa joie !
Il était 5:10 du matin (heure française) ce mercredi 13 octobre 2010 quand le premier mineur a été hissé à l’air libre et projeté dans la lumière après 622 m d’ascension dans une nacelle de 53 cm de diamètre.
Le premier secouru, Florencio Avalos, 31 ans, a ému la planète lorsqu’il a serré dans ses bras Byron son fils âgé de sept ans, puis son épouse Monica.

Florencio Avalos, le premier des rescapés
Il a également donné une accolade à la Première Dame chilienne Cecilia Morel ainsi qu’au président chilien Sebastian Piñera, qui a salué ce sauvetage comme une opération «sans comparaison dans l’histoire de l’humanité».

Le Président chilien Sebastian Piñera donne l'accolade à Florencio Avalos
Les 33 mineurs bloqués depuis 69 jours au fond d’une mine du Chili ont presque tous été remontés à la surface au cours d’une opération de sauvetage entamée mercredi 13 et qui restera dans les mémoires ainsi que dans les annales.
Ariel Ticona est le 32ème mineur à être remonté des entrailles de la Terre, opération en cours à l’heure de cet article.
Les mineurs ont dû affronter les 622 mètres de remontée dans une étroite nacelle de 53 centimètres de diamètre, mais à leur retour au monde des vivants au «camp Espoir» ils ont été accueillis par des cris de joie et des salves d’applaudissements par leurs parents et proches qui les attendaient depuis plus de deux mois.
La santé des mineurs secourus est «assez bonne», a estimé le ministre de la Santé Jaime Manalich. «Les choses vont extraordinairement bien même mieux que prévu», a-t-il ajouté alors que cette opération sans précédent devait se poursuivre devant les caméras du monde entier toute la journée.
«J’étais très angoissée, mais maintenant je suis heureuse, j’ai complètement changé d’état d’esprit», a raconté Rosana Gomez, fille de Mario Gomez, 63 ans, doyen des «33» et apparemment en pleine forme malgré ses problèmes pulmonaires.

Les mineurs étaient attendus avec émotion par leurs familles
Les autorités tablaient sur 48 heures pour boucler l’opération mais l’efficacité du dispositif a permis de réduire ce temps à une vingtaine d’heures. Les Chinois qui perdent chaque année de nombreux mineurs dans leur souterrains disent qu’ils doivent s’inspirer dès maintenant de la technique Chilienne et l’appliquer dans leur pays.
Le plus expansif des «33» a été le deuxième, Mario Sepulveda, 39 ans, on entendait déjà ses cris de joies lancés alors qu’il était encore loin de la surface harnaché dans la capsule.
A son arrivée il a sauté comme un cabri et déclenché l’hilarité en tirant d’un sac de petites roches brillantes venues du fond de la mine, qu’il a distribuées aux secouristes, au président, au ministre des Mines. «Il m’a surpris avec son sac d’«or» pour le président. Toujours le même avec ses blagues», a commenté son père.
J’étais avec Dieu, j’étais avec le Diable, ils se sont disputés… Dieu a gagné et me voici !
a déclaré Mario Sepulveda, aux côtés de sa femme Katty et de ses deux enfants, à la caméra de la télévision publique chilienne. Le mineur, les yeux protégés par des lunettes spéciales après plus de deux mois de pénombre, a demandé qu’on ne traite pas les 33 «comme des artistes ou des journalistes, s’il vous plaît. Je veux qu’on me traite comme un mineur».
Opération menée efficacement
Les extractions des mineurs se sont succédées et ont été sortis des entrailles de la terre à bord de la capsule aux couleurs du drapeau chilien, baptisée Phénix 2 en référence à la renaissance des mineurs. Parmi eux se trouvaient le seul étranger du groupe, le Bolivien Carlos Mamani, 23 ans, et le benjamin, Jimmy Sanchez, 19 ans. «Merci d’avoir cru que nous étions vivants», a lancé le douzième, Edison Pena, au président Piñera.
Aux abords de la mine, les familles étaient submergées par une intense joie. «C’est un très grand bonheur, je suis très content, très heureux», a déclaré le père de Florencio Avalos, Alfonso, avant d’être happé par une foule de journalistes qui a fait vaciller la tente où campe la famille depuis le 6 août, lendemain de l’éboulement qui piégea les «33» au fond de la mine San José.
Les familles ont vécu 17 jours d’angoisse, jusqu’à ce qu’une sonde remonte le 22 août un message griffonné sur un bout de papier, désormais célèbre: «Nous allons bien, les 33, dans le refuge». Après les premières embrassades, les mineurs ont été placés sur des brancards, puis auscultés dans un hôpital de campagne sur place.
Cinq mineurs ont ensuite été transférés par hélicoptère vers l’hôpital de Copiapo, à 50 kilomètres, pour 48 heures d’examens médicaux. Carlos Mamani, lui, est resté à la mine pour rencontrer le président bolivien Evo Morales, venu le saluer. Le dernier à sortir devrait être le «capitaine» du groupe, le chef de quart Luis Urzua, 54 ans.
Le plus grand évènement depuis que l’homme a posé le pied sur la Lune
Outre 800 proches et parents, plus de 2.000 journalistes ont accouru pour le «happy end» de cette saga souterraine sans précédent. Les présidents américain, Barack Obama, français Nicolas Sarkozy et vénézuélien, Hugo Chavez, ont envoyé des messages de soutien aux mineurs qui faisaient dès mercredi la une des médias du monde entier.
En deux mois, les «33» sont devenus des vedettes planétaires, recevant des maillots dédicacés de stars du football, des chapelets bénis par le pape Benoît XVI, des iPods offerts par le patron d’Apple Steve Jobs, pour les aider à tenir pendant leur épreuve, qui inspire déjà des réalisateurs de cinéma.
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