La navette Atlantis a atterri

28 novembre 2009

Atterrissage parfait de la navette Atlantis

Floride, vendredi 27 novembre 2009 à 9:44 locales (15:34 heure française)

Le Commandant Hobaugh pose Atlantis au Centre Spatial Kennedy, Image Credit: NASA / Jim Grossmann

Après 11 jours dans l’espace, 171 orbites  et un voyage de 4.5 millions de miles, la navette Atlantis achève sa mission STS-129, son avant-dernière mission,  et touche le sol dans un nuage de fumée dégagée par les pneus du train d’atterrissage principal  sur la piste 33 du Centre Spatial Kennedy en Floride.
Le temps superbe a permis un atterrissage parfait dont on peut voir la vidéo HQ plus bas dans cette page.

Lors de cette dernière mission de l’année, le Cdt Hobaugh et son équipage (Commander Charlie Hobaugh, le pilote Barry Wilmore, les Spécialistes Randy Bresnik, Mike Foreman, Leland Melvin, Robert Satcher)  ont permis à Atlantis de livrer 14 tonnes de matériel à la Station Spatiale Internationale, dont deux gros containers ExPress contenant des pièces détachées et des instruments destinés à la maintenance de la Station après que les navettes soient mises à la retraite l’année prochaine. Trois sorties dans l’espace (EVA) ont été nécessaires par les Missions Spécialistes pour réaliser ces tâches.

Au cours de ce 31ème vol vers la Station Internationale, la navette Atlantis a également rapporté sur Terre des équipements défectueux du système de recyclage d’eau de la station.  Cinq derniers vols vers l’ISS sont encore prévus l’année prochaine. Le prochain vol de navette est prévu pour février 2010 : il s’agira cette fois-ci  d’Endeavour qui transportera de nouveaux éléments pour achever la construction de l’ISS qui est actuellement avancée à 89 %.

La navette a également ramené sur Terre l’astronaute américaine Nicole Stott, qui a passé 91 jours dans l’espace depuis son arrivée avec Discovery lancée le 28 août dernier.
Aussitôt touché le sol Nicole est partie rejoindre son conjoint et son fils de 7 ans.
Son collègue Randolph Bresnik, lui, disait être impatient de prendre sa fillette dans ses bras pour la première fois, puisque celle-ci est née durant son séjour dans l’espace.




Space shuttle Atlantis and its crew of seven astronauts ended an 11-day journey of nearly 4.5 million miles with a 9:44 a.m. EST landing Friday at NASA’s Kennedy Space Center in Florida.

The mission, designated STS-129, included three spacewalks and the installation of two platforms to the International Space Station’s truss, or backbone. The platforms hold large spare parts to sustain station operations after the shuttles are retired. The shuttle crew delivered about 30,000 pounds of replacement parts for systems that provide power to the station, keep it from overheating, and maintain a proper orientation in space.





Be the first to know on Manin’s Blog

après 11 jours dans l’espace

Centaur explose sur la Lune !

9 octobre 2009

La sonde de la Nasa :  LCROSS (Lunar Crater Observation and Sensing Satellite) n’a jamais été aussi près de la Lune pour accomplir son funeste destin, exploser sur la surface de notre satellite millénaire au Nom de la Science.

Le but recherché est de produire le plus grand impact mécanique (et non un bombardement)  sur le sol lunaire afin de vaporiser l’eau qui devrait se trouver au fond du noir et froid cratère Cabeus.

Comment en est-on arrivé là :

Le LCROSS et le LRO (Lunar Reconnaissance Orbiter) ont été lancés conjointement le Jeudi 18 Juin 2009.
Pendant que LRO se satellisait autour de notre astre sélène, LCROSS lui, partait de son côté pour réaliser 3 énormes orbites autour de la Terre juste pour prendre la vitesse nécessaire à l’impact (plus de 9000 km/h).
A son nez est fixé Centaur, un étage de la fusée Atlas vide qui a servi à la propulsion lors du départ de Floride, cet objet extrêmement lourd (2366 kg)  de 13 mètres de long sera utilisé comme projectile. (en blanc sur le design ci-dessous)


Le vaisseau ATLAS et le module LCROSS, en route vers la Lune, avant son retournement.



Malgré une fuite incontrôlée de liquide de propulsion au mois d’aout qui a bien failli empêcher LCROSS de rejoindre la Lune, celui-ci  placé en mode économique arrivera bien à destination, les deux véhicules se sépareront le 9 Oct à 4:00 UTC et le premier impact est fixé pour  11:31 GMT² le même jour.

Centaur n’est que le premier projectile de la mission, car 4 minutes plus tard la sonde LCROSS de 891 kg s’écrasera elle même sur la Lune…


LCROSS lancera CENTAUR qui percutera la Lune le 9 octobre 2009.


Devant la qualité extraordinaire des images envoyées par LRO depuis son orbite, la NASA a récemment décidé de changer de cible et d’abandonner la cible initiale : le cratère Cabeus ‘A’ pour un cratère situé à 68 km à l’Est lunaire et plus près du Pôle Sud nommé :  Cabeus.

Lune thermique

Centaur en route pour sa mission suicide, Design : Mariano Arcos

Les chercheurs espèrent que l’explosion créera un panache de débris d’environ 20 km de large et génèrera un nuage de poussière lunaire embrasée à des hauteurs de 10 km.
Cette gerbe, éclairée par le soleil, sera visible depuis la Terre avec un simple télescope à partir de 10 inches.
La NASA diffusera l’événement en direct sur NASA TV à partir de 06:30 EDT.

Vous pouvez tourner votre logiciel GoogleEarth vers la Lune, entrer ces coordonnées :  Cabeus ou -84.675, 311.275 E   dans la case ‘Aller à’ et vous verrez l’impact de CENTAUR sur la Lune !


Analyser la gerbe due à l’impact

Mais le premier impact n’est que le prélude.
A bord de la sonde LCROSS se trouvent neuf instruments scientifiques différents (analyseurs de spectres pour spectrométrie dans le visible et dans le proche infrarouge, photomètre, caméras thermiques IR, etc.), y compris les caméras qui émettront en live et nous feront vivre en direct les impacts des particules contenues dans la gerbe qu’elle va rencontrer.
Ces instruments analyseront le panache de débris à la recherche des traces d’eau glacée et enverront les datas à Ames Research Center de Moffet Field en Californie.

“Nous nous attendons à voir en direct, le fond du cratère se rapprocher de plus en plus jusqu’à l’impact…», a déclaré Pr. Friedensen SPACE.com.

Les scientifiques de la NASA précisent que ces lieux sombres ne voyant jamais le soleil, sont parmi les plus froids du système solaire, avec des températures atteignant moins 240 degrés Celsius.
On sait depuis quelques jours qu’il y a bien de l’eau sur notre satellite, mais trouver des quantités utilisables d’eau glacée serait un bienfait dans la perspective d’envoyer des astronautes s’établir sur la Lune d’ici le milieu des années 2020.




Données et Constantes

  • La Lune est âgée de 4, 6 milliards d’années, le même âge que la planète Terre.
  • Sa création est due à l’accrétion d’un gigantesque nuage de débris formé lors de la collision de la Terre avec un astre de la taille de la planète Mars…
  • Distance Terre-Lune : 384 400 km
  • Période de révolution : 27,3 jours
  • Diamètre équatorial : 3 474 km
  • Masse : 7,349×10²² kg
  • Gravité de surface : 1,62 m/s², soit le sixième de la pesanteur que nous connaissons sur la Terre.
  • Température de surface
    * maximale : 123 °C
    * moyenne : -77 °C
    * minimale : -238 °C
  • ²  N.B.  :
  • Actuellement heure d’été  = UTC + 2 heures
  • UTC = EDT + 4 heures
  • UTC = GMT

Be the first to know on Manin’s Blog

Demi-grand axe 384 400 km
Périapside 363 300 km
Apoapside 405 500 km
Excentricité 0,054 90
Période de révolution sidérale 27,3217 j
(27 j 7 h 43 min 11,5 s)
Période synodique 29,53 j
(29 j 12 h 44 min 12,8 s)
Inclinaison au plan de l’équateur terrestre varie entre
28,58° et 18,28°
Inclinaison à l’écliptique 5,145° (5°824)

Des ravines en HD sur Mars

7 octobre 2009

Ravines au bord du cratère Hale sur la planète Mars

Cette superbe image obtenue par le vaisseau MRO (Mars Reconnaissance Orbiter) de la NASA, en orbite autour de Mars depuis le 10 mars 2006,  montre les bords ravinés du cratère Hale sur le sud de Mars a été prise le 3 août 2009.

Les ravins Martiens creusés dans les versants des collines et les parois de cratères d’impact ont été découverts il y a déjà plusieurs années.
Sur Terre, les ravins se forment habituellement à cause du ruissellement de l’eau liquide, dont on sait maintenant qu’elle a existé aussi sur Mars.
La grande question à laquelle les scientifiques planétaires tentent de répondre : est-ce  de l’eau liquide qui creuse aujourd’hui ces ravines… compte-tenu des conditions froides et sèches connues actuellement sur Mars ….?

Ces sillons profonds sur ce site sont particulièrement intéressants car des scientifiques ont récemment découvert que certains ravins similaires sur d’autres sites avaient drastiquement changé d’aspect ces derniers temps. Des images prises à plusieurs années d’intervalle ont montré des changements sensibles dans l’apparence de certaines de ces ravines.
Aujourd’hui, les scientifiques planétaires utilisent la caméra HiRISE de MRO afin d’examiner et de comparer les ravins comme celui de cette image,  ces changements pourraient fournir des indice quant à savoir si l’eau liquide existe sur la surface de Mars.

La mission de Mars Reconnaissance Orbiter est d’explorer les reliefs de la surface martienne avec une précision sans précédent, cartographier les minéraux (en particulier ceux qui se forment en présence d’eau), détecter des poches d’eau ou de glace dans le sous-sol, étudier la distribution de l’eau (glace, vapeur et liquide) et de la poussière dans l’atmosphère, obtenir des relevés météorologiques quotidiens ceci afin de préparer les prochaines missions qui ammarsiront sur Mars.


Image Full résolution :  1347px × 4170px

Ravines Martiennes

Ravines Martiennes - Image Credit: NASA/JPL-Caltech/University of Arizona

L’échelle de la photo est d’environ 1 mètre par pixel soit 1  kilomètre de large au total.

La camera HiRISE (High Resolution Imaging Science Experiment) est constituée d’un télescope réfléchissant de 0,5 mètre de diamètre, le plus grand jamais utilisé dans une mission spatiale, son miroir de type Newton focalise sur un détecteur composé 14 capteurs CCD  (de 2048 x 128 TDI éléments chacun).
Cette caméra embarquée HiRISE à une résolution angulaire correspondant à 30cm par pixel au sol depuis une hauteur de 300 kilomètres.

La capacité d’observation de cette caméra sera d’autant plus renforcée que Mars Reconnaissance Orbiter évoluera sur l’orbite la plus basse jamais décrite par une des 4 sondes autour de Mars.  HiRISE prends des clichés dans 3 bandes de couleurs : en bleu-vert, en rouge et dans l’infrarouge, ainsi que des images en stéréo.


Télescope du MRO

Télescope HiRISE à bord du MRO - Image Credit: NASA/JPL/Ball Aerospace



Ci dessous une représentation du vaisseau MRO en orbite au dessus de la surface de notre voisine la planète rouge.

MRO

Le vaisseau MRO - Design 3D


Be the first to know on Manin’s Blog

http://fr.wikipedia.org/wiki/Mars_Reconnaissance_Orbiter

Le Cirque dans l’ISS

1 octobre 2009

Nez Rouge pour tous dans la Station …

L’Expedition 21 a décollé du cosmodrome de Baïkonour dans la steppe du Kazakhstan.
A son bord les ingénieurs de vol l’américain Jeffrey Williams et le russe Maxim Suraev ainsi que le passager Guy Laliberté.
Ce vaisseau Soyouz TMA-16 est en route vers la Station spatiale internationale, l’ISS à laquelle il s’arrimera vendredi à 08:35 GMT.

Le milliardaire canadien Guy Laliberté, fondateur du Cirque du Soleil, vole donc en direction de l’ISS, “il s’est bien adapté à l’apesanteur, et a même organisé un petit show inhabituel avec des bulles de savon à bord de la fusée” , a déclaré jeudi un responsable russe.

“L’équipage du Soyouz, y compris le touriste de l’espace Guy Laliberté, a passé avec succès sa première journée de vol en orbite, l’adaptation aux conditions d’apesanteur s’est bien passée pour tous. Les trois cosmonautes se sentent bien”, a déclaré Valeri Vogomolov, le vice-directeur de l’Institut russe pour les problèmes biomédicaux (IMBP), la structure en charge des questions de santé des cosmonautes.

Selon ce correspondant, la présence à bord de l’ex-saltimbanque devenu milliardaire   “donne un charme particulier à l’ambiance studieuse régnant dans le vaisseau”.

Ce divertissement n’a pas empêché l’équipage qu’on appelle ici *cosmonautes* de réaliser les manoeuvres de vol nécessaires à une trajectoire précise.




Image Full résolution : 2751px × 3845px

Soyouz

Lancement du vaisseau russe Soyouz - Crédits : NASA/Bill Ingalls








Be the first to know on Manin’s Blog


La Recherche de l’Eau Perdue

25 septembre 2009

Mise à jour de l’article concernant la Découverte de l’eau à la surface de la Lune

Image Full résolution : 1950 px × 1950 px

Eau sur la Lune

Cartographie de la Lune, les zones en bleu indiquent la présence d'eau - Crédits : ISRO/NASA/JPL-Caltech/Brown Univ./USGS

le 25 septembre 2009 @15:13  :

L’instrument M3 (NASA’s Moon Mineralogy Mapper) embarqué dans la sonde Chandrayaan-1 lancée par l’ Indian Space Research Organization a obtenu des informations capitales, après traitement la Nasa nous fait parvenir aujourd’hui cette nouvelle image de notre satellite la Lune.

L’analyse de l’information spectroscopique du rayonnement solaire proche de l’infrarouge reflété par la surface Lunaire montre une faible répartition de l’eau suivant la latitude, on constate une augmentation  visible (couleur bleu) de la teneur en eau au fur et à mesure que l’on s’approche des pôles.

La quantité d’eau est faible mais existante, on estime cette quantité un demi litre pour 100 m² de surface environ…

il est vraisemblable que la face qui nous est cachée soit constituée de la même proportion d’eau, le vent solaire activant la production d’hydrogène/oxygène durant les 27 jours de la journée lunaire sur cette face également.

La couleur bleu est la signature de l’eau, le rouge indique du minerai de fer (appelé pyroxène) et le vert indique le taux de réflectivité (brillance) du rayonnement IR du soleil.

Be the first to know on Manin’s Blog


De l’eau sur la Lune, officiel !

24 septembre 2009

Les nouvelles en provenance de la Lune se précipitent ces jours-ci …

Nébuleuse de l'Oeil de Chat

Confirmation de la découverte de l'eau sur la Lune. Photo Manin, compositage de 16 images, Télescope : 120x910, Oculaire : 20 mm, Caméra CCD : EOS 400D



1- le 18 septembre 2009 :

Le système DLRE (Diviner Lunar Radiometer Experiment)  destiné aux observations thermiques  et embarqué à bord de la sonde  LRO (Lunar Reconnaissance Orbiter)  de la NASA actuellement en orbite autour de la Lune, indique que la probabilité de la présence d’eau à la surface de la Lune est très élevée.

Lune thermique

Cartographie thermique de la surface lunaire. Crédits : Nasa DLRE


Cette carte thermique de la surface de la Lune obtenue par Diviner montre que les températures sont extrêmement basses dans les régions à l’ombre permanente des grands cratères d’impact dans la région du pôle Sud. Deviner a enregistré dans certaines parties des cratères faiblement éclairés par la lumière du jour des températures minimales de moins 238 °C en dessous de zéro, et sont parmi les plus faibles qui ont été mesurées dans le système solaire, y compris la surface de Pluton.

«Après des décennies de spéculations, Deviner nous a donné une première confirmation que ces lieux étranges, en permanence sombres et extrêmement froids existent en fait sur notre Lune”, a déclaré Ashwin Vasavada membre de l’équipe du JPL (Jet Propulsion Laboratory de la NASA). «Leur présence augmente considérablement la probabilité que l’eau ou d’autres composés y soient rencontrés sous forme de glace”


N.B. : Je rappelle que le vaisseau LCROSS, sister ship du LRO, lancera dans quelques jours le 9 octobre 2009 un objet appelé Centaure vers la surface de la Lune, cet *obus* est destiné à percuter le sol à grande vitesse et ainsi mettre en évidence, ou maintenant confirmer, définitivement la présence d’eau sur la Lune.

LCROSS lancera CENTAUR qui percutera la Lune le 9 octobre 2009.


2 – Jeudi 24 septembre 2009 à 03:46

Une semaine seulement après que la NASA ait fait état de fortes probabilités de trouver de l’eau sur la lune, le satellite indien Chandrayaan-1 en mission vers la Lune a effectivement trouvé de nouveaux éléments confirmant cette découverte. voir la video de l’annonce sur la TV Indienne officielle.

Lancée le 22 octobre 2008, la sonde Chandrayaan-1 a connu une panne de communications le mois dernier.  La mission fut donc annulée – mais avant cela la sonde est parvenu à envoyer des données vitales montrant que l’eau existe sur la surface lunaire, et pourrait même encore se former aujourd’hui.

La recherche de l’eau était l’un des principaux objectifs de la sonde Chandrayaan-1, la première mission lunaire pour l’Inde. La sonde était équipée de l’instrument M3 (NASA’s Moon Mineralogy Mapper), conçu pour rechercher la signature électromagnétique de l’eau.

L’instrument M3 réalise une cartographie minéralogique de la surface du sol lunaire, il a observé une raie d’absorption à la longueur d’onde correspondante de l’ élément chimique liant l’hydrogène et l’oxygène, expliquent les auteurs de ces travaux parus dans la revue américaine Science datée du 25 septembre.

M3 ne pouvant analyser que des informations à très faible profondeur, quelques centimètres sous la surface, (précise Larry Taylor de l’Université du Tennessee co-auteur de cette étude), les données indiquent donc que de l’eau se trouve à la surface. Le signal serait encore  plus significatif dans les régions polaires.

On ne sait pas vraiment comment l’eau arrivée là : des impacts de comètes heurtant la surface ou par l’action du vent solaire pouvant briser les liens de l’oxygène contenu dans les roches et les sols, les hypothèses sont ouvertes.

Cette découverte pourrait avoir des implications importantes pour les futures missions habitées et la création de bases lunaires, en fournissant une source potentielle d’eau potable et de carburant.




3 – Juin 2009 le projet EPOXI

Le vaisseau Deep Impact, partie intégrante du projet EPOXI de la Nasa, est en route vers la comète 103P/Hartley 2 pour la survoler en Novembre 2010 (but : analyser la surface, couleur, température, gaz, albedo et taille des cratères de cet objet mystérieux).

A une distance de 6 millions de km et à la demande de l’équipe M3, Deep Impact a été programmé pour braquer ses instruments vers la Lune et a ainsi détecté le signal de H²O à toutes les latitudes au dessus de 10 degrés Nord.

Les analyses des données lunaires fournies par Deep Impact sont non équivoques et confirment la présence de molécules hydrogène-oxygène (OH/H2O), c’est à dire de l‘eau sur la surface lunaire, mais révèlent aussi que la surface totale du sol Lunaire est hydraté de façon cyclique durant la journée lunaire (ou une partie au moins du jour lunaire), indiquent les auteurs de cette étude.




4 – CASSINI avait déjà trouvé

D’autres observations avaient été effectuées par le passé mais avec une moins grande précision, il s’agit du vaisseau américain CASSINI qui avait effectué, grâce au VIMS (Visual and Infrared Mapping Spectrometer)  ses mesures en 1999 en croisant près de la Lune sur son chemin vers Saturne, la relecture de ces données à la lumière des nouvelles connaissances confirme aujourd’hui la présence d’eau lunaire.

D’autre part, les échantillons de sol et de roches lunaires ramenés par les astronautes des missions Apollo il y a 40 ans contenaient des traces d’eau. Mais la plupart des conteneurs où ils se trouvaient n’étaient pas hermétiques, conduisant les chercheurs à conclure que ces particules d’eau, identiques à celles de la Terre, provenaient d’une contamination par l’humidité de l’air terrien.

Ces quatre informations concordantes provenant de vaisseaux spatiaux différents (Chandrayaan-1, Cassini, Deep Impact et LRO) démontrent que nous pouvons être sûr maintenant de trouver de l’eau (pour notre Pastis…:) sur la surface de la Lune…
la confirmation définitive, mais qui, devant ces informations récentes devient superflue , interviendra le 9 octobre 2009 avec l’impact de LCROSS sur le pôle Sud lunaire.




Une Base Lunaire bientôt.

Dans l’optique de la terra-formation de la planète Mars, la présence d’eau à la surface de la Lune est une excellente nouvelle.
Le litre d’eau terrienne transportée sur la Lune revient à 35000 Euros, le coût du transport d’eau vers Mars donnerait le vertige.

Produire de l’eau à partir du sol lunaire est maintenant envisageable et le projet de bases lunaires habitées prends tout son sens.
L’eau à l’état liquide sur la Lune n’existe pas, les nouveaux calculs et observations prévoient que l’on pourrait extraire 1 litre d’eau par tonne de couche superficielle de sol lunaire.

La séparation de l’eau en hydrogène et oxygène permettrait d’obtenir du carburant et de l’air à respirer à l’intérieur d’une enceinte construite sur le sol lunaire, de nombreux projets existent déjà…

Souhaitons que la volonté politique et le financement soient au rendez-vous pour propulser les magnifiques défis à venir…




Données et Constantes

  • La Lune est âgée de 4, 6 milliards d’années, le même âge que la planète Terre.
  • Sa création est due à l’accrétion d’un gigantesque nuage de débris formé lors de la collision de la Terre avec un astre de la taille de la planète Mars…
  • Distance Terre-Lune : 384 400 km
  • Période de révolution :  27,3 jours
  • Diamètre équatorial  :   3 474 km
  • Masse   :  7,349×10²² kg
  • Gravité de surface  :    1,62 m/s², soit le sixième de la pesanteur que nous connaissons sur la Terre.
  • Température de surface
    * maximale : 123 °C
    * moyenne : -77 °C
    * minimale : -238 °C

Be the first to know on Manin’s Blog

Demi-grand axe 384 400 km
Périapside 363 300 km
Apoapside 405 500 km
Excentricité 0,054 90
Période de révolution sidérale 27,3217 j
(27 j h 43 min 11,5 s)
Période synodique 29,53 j
(29 j 12 h 44 min 12,8 s)
Inclinaison au plan de l’équateur terrestre varie entre
28,58° et 18,28°
Inclinaison à l’écliptique 5,145° (5°824)

Discovery is back home

22 septembre 2009

Discovery, riding atop a 747 Shuttle Carrier Aircraft, landed at the Shuttle Landing Facility at NASA's Kennedy Space Center at 12:05 p.m. EDT, ending the two-day, 2,500-mile ferry flight from Edwards Air Force Base, Calif.

La navette Spatiale Discovery et ses sept membres d’équipage ont terminé leur expédition STS-128 après un périple de 10 millions de km qui a duré 14 jours dont une dizaine accrochés à la Station Spatiale.

Les astronautes Danny Olivas et Christer Fuglesang ont conclu de façon satisfaisante leur troisième et dernière sortie dans l’espace  à 17:40  French Time.

Leur principales missions sur l’ISS ont été conduites à bien :

  • Installation d’un système d’amarrage pour les expéditions futures : Payload Attachment System (PAS)
  • Remplacement des gyroscopes défaillants : Rate Gyro Assembly #2
  • Installation de 2 nouvelles antennes pour le positionnement GPS de la station
  • Installation de câbles électroniques  en vue des futures missions (par ex. STS-129 en Novembre ou STS-130 en Février 2010)

Le retour du vol STS-128 a été perturbé par un météo chaotique, contraignant la navette  à se poser vendredi sur la base Edwards en California.


Discovery Lands at Kennedy Spatial Space Center

Après son atterrissage forcé sur la base militaire d’Edwards en Californie  le 11 septembre, signant ainsi la fin de sa mission STS-128 auprès de l’ISS (International Space Station), la navette Spatiale Discovery fixée au dessus d’un Boeing 747 aménagé en porteur, a finalement  atterri au Centre Spatial de la NASA de Kennedy le 21 septembre 2009 à 18:05 heure française.
La durée du trajet retour vers sa base d’attache au NASA’s Kennedy Space Center en Floride depuis la base Air Force Edwards en Californie a été de deux jours, le départ de Californie avait eu lieu le 20 septembre 2009 à 15:20 heure française.
Trois arrêts de ravitaillement ont été nécessaires, incluant un arrêt d’une nuit en Louisiane à cause des orages violents qui se sont poursuivis sans discontinuer sur le trajet de la navette jusqu’aux abords de Kennedy.

STS-128 : La navette spatiale Discovery stationnée à la base militaire d'Edwards avant son rapatriement au Kennedy Space Center en Florida sur le dos d'un 747. Les traces des flammes sur le blindage du nez en carbone-carbone renforcé, mettent en évidence l'extrême chaleur provoquée par le frottement des couches d'air lors de la ré-entrée dans l'atmosphère terrestre le 11 sept. 2009 - (Cliquez pour zoomer)

Bon gré, mal gré ces changements de plans d’atterrissage dus aux conditions météo et le rapatriement de la navette sur KSC Floride,  coûtent des millions de dollars à la NASA…





Be the first to know on Manin’s Blog


LRO : Destination Lune

18 juin 2009

Le Lunar Reconnaissance Orbiter (LRO) a été lancé il y a quelques minutes, ce jour Jeudi 18 Juin 2009 à 21:32 UTC soit 23:32 heure de La Rochelle.

Le vaisseau spacial propulsé par un lanceur ATLAS V, contient deux sondes : .

  • le Lunar Reconnaissance Orbiter : LRO
  • le Lunar Crater Observation and Sensing Satellite :  LCROSS

dont la mission est l’étude de la Lune afin de préparer les prochaines missions spatiales, en particulier en recherchant un site adéquat pour la construction d’une base Lunaire.

Le Lunar Reconnaissance Orbiter avant son décollage vers la Lune qui interviendra le Jeudi 18 Juin 2009 à 23:12  heure française.

LRO posé sur le lanceur ATLAS V à Cap Canaveral


Ignition, LRO launched

Le vaisseau ATLAS et le module LCROSS, en route vers la Lune

LRO après séparation voyagera seul vers la Lune, ici le LCROSS




Spécifications de la sonde LRO :

  • La mission du LRO est prévue pour durer 12 mois, en orbite polaire à 50 km d’altitude, il va scruter et cartographier le sol lunaire avec les 7 instruments embarqués en fonctionnement permanent et simultané.
  • extension possible après  cette date,  en relais de communication pour l’observation du pôle Sud
  • masse du LRO : 1000kg
  • charge utile 100 kg, avec contrôle thermique des instruments à bord
  • panneaux solaires orientables fournissant 685 Watts à des batteries Ion-Lithium
  • système de pointage stabilisé 3 axes, précision minimum ~60 secondes d’arc
  • propulsion mono ou bi, 500 à 700 kg de fuel
  • communications : bande KA haut débit, 100-300 Mbps, 900Go/jour

Le projet LRO, graviter autour de la Lune





Le vaisseau LCROSS :
La sonde LCROSS va projeter un objet, une sorte d’obus appelé Centaur vers la surface de la Lune  et percuter celle-ci afin d’y creuser un cratère.
L’impact aura lieu approximativement le 9 Octobre 2009 à 7:30 am EDT.  L’analyse des projections devrait permettre de déceler la présence d’eau sous forme de glace ou de vapeur, ainsi que des hydrocarbones et matériaux hydratés. Ces composants seront nécessaires à nos prochaines missions habitées.

L’impact est ciblé sur le pôle Sud de la Lune dans la région de Cabeus. Le lieu précis de l’impact sera connu 30 jours au préalable, après avoir collecté et examiné les informations du LRO, d’autres satellites gravitant dans le voisinage et des observatoires terrestres.

LCROSS projette un objet vers la surface de la Lune

Le bolide percute la surface de la Lune et provoque une mini éruption.




Les instruments scientifiques embarqués à bord du LRO :


Be the first to know on Manin’s Blog


Nébuleuse : Oeil de Chat

12 juin 2009

Cette nouvelle image est une image composite de NGC 6543 grâce aux  données de l’Observatoire de rayons X  Chandra et du télescope spatial Hubble.

Nébuleuse de l'Oeil de Chat

NGC 6543 - Nébuleuse de l'Oeil de Chat. Crédit : X-ray: NASA/CXC/SAO; Optical: NASA/STSc

Cet objet célèbre, plus connu sous le nom de l’Oeil de Chat,  est une soi-disant nébuleuse planétaire qui représente une phase d’évolution stellaire que le Soleil devrait connaître dans plusieurs milliards d’années.
Quand une étoile comme le Soleil commence à manquer de carburant, elle devient une géante rouge.
Dans cette phase, une étoile expulse certaines de ses couches externes, laissant par la suite un noyau chaud qui s’effondre pour former une dense étoile naine blanche. Un vent rapide émanant du coeur chaud pénètre dans l’atmosphère éjectée, la repousse vers l’extérieur et crée les gracieuses structures filamenteuses vues avec les télescopes optiques.

Les données de rayons X de Chandra (colorées en bleu) de NGC 6543 montrent que son étoile centrale est entourée par un nuage du gaz de plusieurs millions de degrés.
En comparant où les rayons X se trouvent par rapport aux structures vues dans la lumière optique par Hubble (rouge et pourpre), les astronomes ont pu déduire que les abondances chimiques dans la région de gaz chaud étaient comme celles dans le vent de l’étoile centrale et différentes du matériel externe plus froid.
Dans le cas de l’Oeil de Chat, le matériel perdu par l’étoile s’échappe à une vitesse d’environ 6,5 millions de kilomètres par heure. On s’attend à ce que l’étoile elle-même s’effondre pour devenir une étoile naine blanche dans quelques millions d’années.

Abstract :

This composite of data from NASA’s Chandra X-ray Observatory and Hubble Space Telescope is a new look for NGC 6543, better known as the Cat’s Eye nebula. This famous object is a so-called planetary nebula that represents a phase of stellar evolution that the Sun should experience several billion years from now. When a star like the Sun begins to run out of fuel, it becomes what is known as a red giant. In this phase, a star sheds some of its outer layers, eventually leaving behind a hot core that collapses to form a dense white dwarf star. A fast wind emanating from the hot core rams into the ejected atmosphere, pushes it outward, and creates the graceful filamentary structures seen with optical telescopes.

Chandra’s X-ray data (colored in blue) of NGC 6543 shows that its central star is surrounded by a cloud of multi-million-degree gas. By comparing where the X-rays lie in relation to the structures seen in optical light by Hubble (red and purple), astronomers were able to deduce that the chemical abundances in the region of hot gas were like those in the wind from the central star and different from the outer cooler material. In the case of the Cat’s Eye, material shed by the star is flying away at a speed of about 4 million miles per hour. The star itself is expected to collapse to become a white dwarf star in a few million years.







Be the first to know on Manin’s Blog


Atlantis has landed

24 mai 2009
After almost 5.3-million-mile mission included five spacewalks to repair and upgrade the world-famous observatory, Atlantis and the crew of the STS-125 mission landed safely in California at Edwards Air Force Base after completing the Hubble Servicing Mission on Sunday, May 24, 2009.

After almost 5.3-million-mile mission included five spacewalks to repair and upgrade the world-famous observatory, Atlantis and the crew of the STS-125 mission landed safely in California at Edwards Air Force Base after completing the Hubble Servicing Mission on Sunday, May 24, 2009.


Space shuttle Atlantis lands at Edwards Air Force Base in California, completing the final servicing mission to the Hubble Space Telescope. Image Credit: NASA TV

Space shuttle Atlantis lands at Edwards Air Force Base in California, completing the final servicing mission to the Hubble Space Telescope. Image Credit: NASA TV


Atlantis Lands in California

With Commander Scott Altman and Pilot Gregory C. Johnson at the controls, space shuttle Atlantis descended to a smooth landing at Edwards Air Force Base, Calif. The STS-125 astronauts concluded their successful mission to the Hubble Space Telescope when the shuttle touched down at 15:39 GMT.

Atlantis arrived at the Hubble Space Telescope on May 13, and the STS-125 crew performed five spacewalks on five consecutive days to repair and upgrade the telescope.




Ci-dessus la navette Atlantis atterri en Californie.

Aux commandes de la navette Atlantis, le commandant de bord Scott Altman et le pilote Gregory C. Johnson ont réussi un atterrissage en douceur à la Base Aérienne d’Edwards en Californie.
Les Astronautes du vol STS-125 ont conclu leurs 13 jours de brillante mission de réparation du télescope spatial Hubble à 15:39 GMT ce jour 24 mai 2009.

Atlantis était arrivée au contact de Hubble le 13 mai, et l’équipage de ce vol STS-125 a réalisé 5 sorties spatiales pendant 5 jours consécutifs pour réparer et améliorer les performances du télescope.


Be the first to know on Manin’s Blog