Impressionnant spectacle autour de la Lune... (Crédits Mariano Arcos)
Autour de la Lune, on peut observer durant cette semaine les planètes Vénus et Jupiter, remarquables par leur brillance. Elles forment un ballet qui se déplace et virevolte à vue d’oeil dans le ciel du soir.
Cette magnifique conjonction est observable direction Ouest, depuis le crépuscule jusqu’en début de nuit. Jupiter est la plus grosse des 2 belles de la nuit, mais Vénus est la plus brillante.
Les deux astres semblent proches de la Lune en apparence, mais en réalité ils en sont très éloignés.
La planète Vénus se trouve à 106 millions de kilomètres de la Terre (aujourd’hui 26 mars), alors que Jupiter, est éloignée de 860 millions de kilomètres !
Le fin croissant de Lune de faible luminosité favorise l’observation de ces deux planètes dans la même région du ciel ce qui n’est pas si fréquent.
Cette nuit du 26 mars cela sera au tour de Vénus d’être la plus proche de la Lune, la planète semblera frôler l’astre sélène par son nord écliptique, c’est à dire en direction de l’étoile Polaire.
Le piton central du cratère lunaire : Tycho, hauteur 2000 mètres... (images NASA)
Le 10 Juin 2011, le vaisseau Lunar Reconnaissance Orbiter de la NASA a capturé une vue spectaculaire du lever de Soleil sur le cratère de la lune : Tycho.
Le LRO était sur une orbite inclinée à 65° Ouest, les caméras de la sonde ont saisi cette image en lumière rasante…
Cible très populaire auprès des astronomes amateurs, Tycho se situe à 43,37 °S, 348,68 °E, son diamètre est d’environ 82 km. Le sommet du pic central que nous voyons ici en gros plan est à 2000m au-dessus du fond du cratère et mesure environ 15 km dans sa partie la plus longue. Le fond du cratère se trouve 4700 mètres en dessous du niveau du sol environnant.
Sur cette image prise par le LRO on aperçoit nettement le bloc (rocheux ?) mystérieux au sommet du pic rocheux. Cet objet, d’une dimension de 120 mètres est posé dans une légère déclivité et nul ne sait comment il est arrivé là !
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Le 19 mars 2011, notre astre sélène atteindra son périgée le plus faible de l’année à 20h10, les calculs donnent : 356 576,738 km, la Lune sera donc à la plus faible distance de l’année et apparaitra plus grosse et très lumineuse.
Le récent choc provoqué par le tremblement de Terre du Japon +M9.0, a bien fait basculer l’axe de rotation de notre planète de +2 degrés, en conséquence mon logiciel de calcul de la position de la Lune pourrait indiquer quelques inepties dans les mois à venir. En ce qui concerne les calculs du 19 mars aucune erreur observable ne devrait survenir…. I hope.
Cette Super Pleine Lune se produisant non loin du périgée, le diamètre apparent sera supérieur à 33 minutes d’arc et apparaitra environ 14% plus grande et 30% plus lumineuse que les Lunes d’apogée (les plus éloignées).
La coïncidence quasi parfaite de l’évènement (passage au périgée une heure après le lever) ne se produit que tous les 18 à 20 ans.
De plus cette Super Pleine Lune survient au moment de l’équinoxe de printemps ce qui devrait provoquer des coefficients de marées gigantesques de 117 ou 118 (record séculaire : 10 mars 1997 avec un coefficient de 119) pour le weekend et la semaine à venir.
cliquer sur l’image pour zoomer
La lune du 19 mars 2011 - crédit photo : Mariano Arcos
Cette nuit étant vraisemblablement la plus claire de l’année, c’est l’occasion de sortir le trépied et le matériel qui va bien pour mémoriser cet instant de ciel nocturne.
A ce sujet, je voulais juste remarquer que je suis impressionné par le nombre de gens qui regardent leurs lacets alors que le spectacle est au-dessus de leurs têtes et ce pas seulement les nuits de grandes lunes mais toutes les nuits de l’année,… mais enfin tout le monde ne goûte pas à la poésie de la même façon…
my 2 cents..
Conditions climatiques pour la séance photo :
Temps clair avec quelques passages rapide de nuages,
Perturbations de la transparence de l’air négligeables (pour une focale de 250mm avec Barlow)
Technique de prises de vues :
Compositage de 16 photos sélectionnées sur un lot de 180 photos prises en 12 minutes… avec
Camera : Canon EOS-500D,
Tripode,
Objectif : 250 mm
Séquenceur : 12 photos par minute, plus prises intermédiaires manuelles par télécommande IR
Priorité à la vitesse : 1/640
Miroir : relevé
Mise au point : manuelle MF
Qualité Photo : RAW
Alimentation secourue pour prises par poses longue durée.
Contenu de l’Exif d’une des premières images de la série :
Filename – IMG_4562.JPG
Make – Canon
Model – Canon EOS 500D
Orientation – Top left
XResolution – 72
YResolution – 72
ResolutionUnit – Inch
DateTime – 2011:03:19 22:33:34
Artist – Photographe : Mariano Arcos
YCbCrPositioning – Co-Sited
Copyright – Copyright 2010-2011 CyberManin
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ExposureTime – 1/640 seconds
FNumber – 5.60
ExposureProgram – Shutter priority
ISOSpeedRatings – 100
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DateTimeDigitized – 2011:03:19 22:33:34
ComponentsConfiguration – YCbCr
ShutterSpeedValue – 1/664 seconds
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MeteringMode – Multi-segment
Flash – Flash not fired, compulsory flash mode
FocalLength – 250 mm
UserComment -
SubsecTime – 99
SubsecTimeOriginal – 99
SubsecTimeDigitized – 99
FlashPixVersion – 0100
ColorSpace – sRGB
ExifImageWidth – 4752
ExifImageHeight – 3168
InteroperabilityOffset – 8380
FocalPlaneXResolution – 5315.44
FocalPlaneYResolution – 5342.33
FocalPlaneResolutionUnit – Inch
CustomRendered – Normal process
ExposureMode – Auto
White Balance – Auto
SceneCaptureType – Standard
GPS information: -
GPSVersionID – 2.2.0.0
Maker Note (Vendor): -
Macro mode – Normal
Self timer – Off
Quality – RAW
Flash mode – Not fired
Sequence mode – Single or Timer
Focus mode – MF
Image size – Large
Easy shooting mode – Manual
Digital zoom – None
Contrast – Normal
Saturation – Normal
Sharpness – Low , -32769
ISO Value – 32767
Metering mode – Evaluative
Focus type – Auto
AF point selected -
Exposure mode – Tv-priority
Focal length – 55 – 250 mm (1 mm)
Flash activity – Not fired
Flash details -
Focus mode 2 – 65535
Auto ISO – 100
Base ISO – 100
White Balance – Auto
Sequence number – 0
Flash bias – 0 EV
Subject Distance – 0
Image Type – Canon EOS 500D
Firmware Version – Firmware Version 1.1.0
Owner Name – Mariano Arcos
Camera Serial Number – 880282959 (347803407)
Camera Temperature – 128 C
Sharpness (1D) – 0
Directory index (450D) – 948
File index (450D) – 481
File number – 000 – 0000
Sharpness (A0) – 3
L’observation de la pleine Lune actuelle (du 29-01-2010 @21:55 au 30-01-2010 @ 11:45) est un spectacle à ne pas manquer… car la proximité de la planète Mars au nord de l’astre sélène, rend le ciel du côté ouest particulièrement intéressant pour un observateur curieux.
La planète Mars se trouve actuellement particulièrement proche de la Terre (0.6662 ua) et malgré la clarté extraordinaire de la Lune est parfaitement visible à l’oeil nu. Elle se distingue comme une étoile de couleur orange près de la lune.
On peut reconnaître que cette voisine est bien une planète grâce à l’absence de scintillation de sa lumière.
Cette pleine lune était 30% plus brillante que les autres pleines lunes de l’année et 14% plus large.
La raison de cette profusion de lumière est que la lune se trouvait hier à son périgée, c’est à dire le point sur l’orbite lunaire le plus proche de la Terre. A son périgée la Lune se trouve à 356 375 km de notre bonne vieille Terre.
Cette configuration dans notre ciel où la Lune semble si grosse et brillante est un évènement cosmologique relativement rare.
C’était donc le moment d’essayer mon tout nouveau réflex CANON EOS 500 D et tester les performances en contraste élevé.
Observation de la Lune le 30 janvier 2010 (images : Manin)
Observation de Mars le 30 janvier 2010 (images : Manin)
La photo de Mars a été réalisée avec un télescope VIXEN motorisé, de 900 mm de focale et d’un diamètre de 120, équipé d’une barlow x3
Factuel :
La Lune est le satellite naturel de la Terre. La distance caractéristique entre la Lune et la Terre est de 384 402 km. Le diamètre de la Lune est de 3 474 km. L’attraction qu’exerce la Terre sur la Lune est d’environ 1,95 x 1020 Newton. La Terre et la Lune tournent sur elles-mêmes, la Lune tourne autour de la Terre en lui présentant toujours la même face et cette dernière tourne autour du Soleil. La surface de la Lune n’est pas uniforme.
Le plan de l’orbite lunaire est incliné de 5,145 396º par rapport à l’écliptique. Cette inclinaison peut varier car la Lune est plus liée à la Terre qu’au Soleil.
Le plan de rotation de la Lune subit une précession d’une période de 6 793,5 jours (18,5996 années). Cette précession est provoquée par la gravitation du Soleil et, dans une moindre mesure, par le bourrelet équatorial de la Terre.
Comme la Terre est elle-même inclinée de 23,45º par rapport à l’écliptique, l’inclinaison du plan orbital lunaire par rapport à l’équateur terrestre varie entre 28,60º et 18,30º.
Enfin, l’inclinaison de la Terre varie de 0,002 56º de part et d’autre de sa valeur moyenne, ce qu’on appelle la nutation, mise en évidence pour la première fois par James Bradley en 1748 .
La Lune s’éloigne de 3,8 centimètres par an de la Terre.
Le premier être humain à avoir marché sur son sol est Neil Armstrong le 21 juillet 1969.
J’écris plusieurs fois par semaine, il est vraisemblable qu’à votre prochain passage, vous trouviez un nouvel article ou un nouveau design…
N’hésitez pas à laisser un commentaire et s’il vous plaît à revenir souvent.
Cette mosaïque a été réalisée récemment à partir d’une série de 18 photos prises par la sonde Galileo sur son trajet vers Jupiter le 7 décembre 1992. L’astronef se trouvait alors à la verticale du pôle Nord lunaire.
Ce surplomb unique du pôle nord de la Lune offre une image saisissante d’une région lunaire qui ne peut être vue depuis la Terre que de façon tangentielle et dépendante des librations de notre satellite naturel autour de son axe.
On distingue en haut à gauche la mer des Embruns (Mare Imbrium ou mer des pluies) remplie de lave, sur laquelle débouche le golfe des Iris et jouxtée par le cratère Platon de 101 km de diamètre. Les grandes zones circulaires foncées sont les mers de La Sérénité, de la Tranquillité (en bas à gauche), la mer des Crises et en bas à droite la mer de lave de Smythii.
on peut observer pour la première fois les détails du bassin Humboldtianum, une structure d’impact de 600 km de dia. en partie remplie de dépôts volcaniques sombres.
surplomb du pôle Nord de la Lune (images : Nasa)
cliquer sur l’image pour zoomer
La Lune est considérée, grâce au traité de l’espace entré en vigueur le 10 octobre 1967, comme un espace international au même titre que les eaux du même nom.
De plus ce traité exclut toute utilisation militaire de l’espace, en particulier le déploiement d’armes de destruction massive.
Abstract :
During its mission, the Galileo spacecraft returned a number of images of Earth’s only natural satellite. Galileo surveyed the moon on Dec. 7, 1992, on its way to explore the Jupiter system in 1995-1997.
This color mosaic was assembled from 18 images taken by Galileo’s imaging system through a green filter. On the upperleft is the dark, lava-filled Mare Imbrium, Mare Serenitatis (middle left), Mare Tranquillitatis (lower left), and Mare Crisium, the dark circular feature toward the bottom of the mosaic. Also visible in this view are the dark lava plains of the Marginis and Smythii Basins at the lower right. The Humboldtianum Basin, a 400-mile impact structure partly filled with dark volcanic deposits, is seen at the center of the image.
NB. :
In red one can see my little plot of land on the Moon : zoom in and look for *Marianus Parcel*
The address is :
La Condamine
Latitude : 54.500403 °
Longitude : -29.084094°
La sonde de la Nasa : LCROSS (Lunar Crater Observation and Sensing Satellite) n’a jamais été aussi près de la Lune pour accomplir son tragique destin : exploser sur la surface de notre satellite naturel le plus proche au Nom de la Science.
Le but recherché est de produire le plus grand impact mécanique (et non un bombardement) sur le sol lunaire afin de vaporiser l’eau qui devrait se trouver au fond du noir et froid cratère Cabeus.
Comment en est-on arrivé là :
Le LCROSS et le LRO (Lunar Reconnaissance Orbiter) ont été lancés conjointement le Jeudi 18 Juin 2009.
Pendant que LRO se satellisait autour de notre astre sélène, LCROSS lui, partait de son côté pour réaliser 3 énormes orbites autour de la Terre juste pour prendre la vitesse nécessaire à l’impact (plus de 9000 km/h).
A son nez est fixé Centaur, un étage de la fusée Atlas vide qui a servi à la propulsion lors du départ de Floride, cet objet extrêmement lourd (2366 kg) de 13 mètres de long sera utilisé comme projectile. (en blanc sur le design ci-dessous)
Le vaisseau ATLAS et le module LCROSS, en route vers la Lune, avant son retournement.
Malgré une fuite incontrôlée de liquide de propulsion au mois d’aout qui a bien failli empêcher LCROSS de rejoindre la Lune, celui-ci placé en mode économique arrivera bien à destination, les deux véhicules se sépareront le 9 Oct à 4:00 UTC et le premier impact est fixé pour 11:31 GMT² le même jour.
Centaur n’est que le premier projectile de la mission, car 4 minutes plus tard la sonde LCROSS de 891 kg s’écrasera elle même sur la Lune…
LCROSS lancera CENTAUR qui percutera la Lune le 9 octobre 2009.
Devant la qualité extraordinaire des images envoyées par LRO depuis son orbite, la NASA a récemment décidé de changer de cible et d’abandonner la cible initiale : le cratère Cabeus ‘A’ pour un cratère situé à 68 km à l’Est lunaire et plus près du Pôle Sud nommé : Cabeus.
Centaur en route pour sa mission suicide, Design : Mariano Arcos
Les chercheurs espèrent que l’explosion créera un panache de débris d’environ 20 km de large et génèrera un nuage de poussière lunaire embrasée à des hauteurs de 10 km.
Cette gerbe, éclairée par le soleil, sera visible depuis la Terre avec un simple télescope à partir de 10 inches.
La NASA diffusera l’événement en direct sur NASA TV à partir de 06:30 EDT.
Vous pouvez tourner votre logiciel GoogleEarth vers la Lune, entrer ces coordonnées : Cabeus ou -84.675, 311.275 E dans la case ‘Aller à’ et vous pourrez observer l’impact de CENTAUR sur la Lune !
Analyser la gerbe due à l’impact
Mais le premier impact n’est que le prélude…
A bord de la sonde LCROSS se trouvent neuf instruments scientifiques différents (analyseurs de spectres pour spectrométrie dans le visible et dans le proche infrarouge, photomètre, caméras thermiques IR, etc.), y compris les caméras qui émettront en live et nous feront vivre en direct les impacts des particules contenues dans la gerbe qu’elle va rencontrer.
Ces instruments analyseront le panache de débris à la recherche des traces d’eau glacée et enverront les datas à Ames Research Center de Moffet Field en Californie.
“Nous nous attendons à voir en direct, le fond du cratère se rapprocher de plus en plus jusqu’à l’impact…», a déclaré Pr. Friedensen SPACE.com.
Les scientifiques de la NASA précisent que ces lieux sombres ne voyant jamais le soleil, sont parmi les plus froids du système solaire, avec des températures atteignant moins 240 degrés Celsius.
On sait depuis quelques jours qu’il y a bien de l’eau sur notre satellite, mais trouver des quantités utilisables d’eau glacée serait un bienfait dans la perspective d’envoyer des astronautes s’établir sur la Lune d’ici le milieu des années 2020.
Données et Constantes
La Lune est âgée de 4, 6 milliards d’années, le même âge que la planète Terre.
Sa création est due à l’accrétion d’un gigantesque nuage de débris formé lors de la collision de la Terre avec un astre de la taille de la planète Mars…
Distance Terre-Lune : 384 400 km
Période de révolution : 27,32 jours
Diamètre équatorial : 3 474 km
Masse : 7,349×10²² kg
Gravité de surface : 1,62 m/s², soit le sixième de la pesanteur que nous connaissons sur la Terre.
Température de surface
* maximale : 123 °C
* moyenne : -77 °C
* minimale : -238 °C
Cartographie de la Lune, les zones en bleu indiquent la présence d'eau - Crédits : ISRO/NASA/JPL-Caltech/Brown Univ./USGS
le 25 septembre 2009 @15:13 :
L’instrument M3 (NASA’s Moon Mineralogy Mapper) embarqué dans la sonde Chandrayaan-1 lancée par l’ Indian Space Research Organization a obtenu des informations capitales, après traitement la Nasa nous fait parvenir aujourd’hui cette nouvelle image de notre satellite la Lune.
L’analyse de l’information spectroscopique du rayonnement solaire proche de l’infrarouge reflété par la surface Lunaire montre une faible répartition de l’eau suivant la latitude, on constate une augmentation visible (couleur bleu) de la teneur en eau au fur et à mesure que l’on s’approche des pôles.
La quantité d’eau est faible mais existante, on estime cette quantité un demi litre pour 100 m² de surface environ…
il est vraisemblable que la face qui nous est cachée soit constituée de la même proportion d’eau, le vent solaire activant la production d’hydrogène/oxygène durant les 27 jours de la journée lunaire sur cette face également.
La couleur bleu est la signature de l’eau, le rouge indique du minerai de fer (appelé pyroxène) et le vert indique le taux de réflectivité (brillance) du rayonnement IR du soleil.
Les nouvelles en provenance de la Lune se précipitent ces jours-ci …
Confirmation de la découverte de l'eau sur la Lune. Photo Manin, compositage de 16 images, Télescope : 120x910, Oculaire : 20 mm, Caméra CCD : EOS 400D
1- le 18 septembre 2009 :
Le système DLRE (Diviner Lunar Radiometer Experiment) destiné aux observations thermiques et embarqué à bord de la sonde LRO (Lunar Reconnaissance Orbiter) de la NASA actuellement en orbite autour de la Lune, indique que la probabilité de la présence d’eau à la surface de la Lune est très élevée.
Cartographie thermique de la surface lunaire. Crédits : Nasa DLRE
Cette carte thermique de la surface de la Lune obtenue par Diviner montre que les températures sont extrêmement basses dans les régions à l’ombre permanente des grands cratères d’impact dans la région du pôle Sud. Deviner a enregistré dans certaines parties des cratères faiblement éclairés par la lumière du jour des températures minimales de moins 238 °C en dessous de zéro, et sont parmi les plus faibles qui ont été mesurées dans le système solaire, y compris la surface de Pluton.
«Après des décennies de spéculations, Deviner nous a donné une première confirmation que ces lieux étranges, en permanence sombres et extrêmement froids existent en fait sur notre Lune”, a déclaré Ashwin Vasavada membre de l’équipe du JPL (Jet Propulsion Laboratory de la NASA). «Leur présence augmente considérablement la probabilité que l’eau ou d’autres composés y soient rencontrés sous forme de glace”
N.B. : Je rappelle que le vaisseau LCROSS, sister ship du LRO, lancera dans quelques jours le 9 octobre 2009 un objet appelé Centaure vers la surface de la Lune, cet *obus* est destiné à percuter le sol à grande vitesse et ainsi mettre en évidence, ou maintenant confirmer, définitivement la présence d’eau sur la Lune.
LCROSS lancera CENTAUR qui percutera la Lune le 9 octobre 2009.
2 – Jeudi 24 septembre 2009 à 03:46
Une semaine seulement après que la NASA ait fait état de fortes probabilités de trouver de l’eau sur la lune, le satellite indien Chandrayaan-1 en mission vers la Lune a effectivement trouvé de nouveaux éléments confirmant cette découverte. voir la video de l’annonce sur la TV Indienne officielle.
Lancée le 22 octobre 2008, la sonde Chandrayaan-1 a connu une panne de communications le mois dernier. La mission fut donc annulée – mais avant cela la sonde est parvenu à envoyer des données vitales montrant que l’eau existe sur la surface lunaire, et pourrait même encore se former aujourd’hui.
La recherche de l’eau était l’un des principaux objectifs de la sonde Chandrayaan-1, la première mission lunaire pour l’Inde. La sonde était équipée de l’instrument M3 (NASA’s Moon Mineralogy Mapper), conçu pour rechercher la signature électromagnétique de l’eau.
L’instrument M3 réalise une cartographie minéralogique de la surface du sol lunaire, il a observé une raie d’absorption à la longueur d’onde correspondante de l’ élément chimique liant l’hydrogène et l’oxygène, expliquent les auteurs de ces travaux parus dans la revue américaine Science datée du 25 septembre.
M3 ne pouvant analyser que des informations à très faible profondeur, quelques centimètres sous la surface, (précise Larry Taylor de l’Université du Tennessee co-auteur de cette étude), les données indiquent donc que de l’eau se trouve à la surface. Le signal serait encore plus significatif dans les régions polaires.
On ne sait pas vraiment comment l’eau arrivée là : des impacts de comètes heurtant la surface ou par l’action du vent solaire pouvant briser les liens de l’oxygène contenu dans les roches et les sols, les hypothèses sont ouvertes.
Cette découverte pourrait avoir des implications importantes pour les futures missions habitées et la création de bases lunaires, en fournissant une source potentielle d’eau potable et de carburant.
3 – Juin 2009 le projet EPOXI
Le vaisseau Deep Impact, partie intégrante du projet EPOXI de la Nasa, est en route vers la comète103P/Hartley 2 pour la survoler en Novembre 2010 (but : analyser la surface, couleur, température, gaz, albedo et taille des cratères de cet objet mystérieux).
A une distance de 6 millions de km et à la demande de l’équipe M3, Deep Impact a été programmé pour braquer ses instruments vers la Lune et a ainsi détecté le signal de H²O à toutes les latitudes au dessus de 10 degrés Nord.
Les analyses des données lunaires fournies par Deep Impact sont non équivoques et confirment la présence de molécules hydrogène-oxygène (OH/H2O), c’est à dire de l‘eau sur la surface lunaire, mais révèlent aussi que la surface totale du sol Lunaire est hydraté de façon cyclique durant la journée lunaire (ou une partie au moins du jour lunaire), indiquent les auteurs de cette étude.
4 – CASSINI avait déjà trouvé
D’autres observations avaient été effectuées par le passé mais avec une moins grande précision, il s’agit du vaisseau américain CASSINI qui avait effectué, grâce au VIMS (Visual and Infrared Mapping Spectrometer) ses mesures en 1999 en croisant près de la Lune sur son chemin vers Saturne, la relecture de ces données à la lumière des nouvelles connaissances confirme aujourd’hui la présence d’eau lunaire.
D’autre part, les échantillons de sol et de roches lunaires ramenés par les astronautes des missions Apollo il y a 40 ans contenaient des traces d’eau. Mais la plupart des conteneurs où ils se trouvaient n’étaient pas hermétiques, conduisant les chercheurs à conclure que ces particules d’eau, identiques à celles de la Terre, provenaient d’une contamination par l’humidité de l’air terrien.
Ces quatre informations concordantes provenant de vaisseaux spatiaux différents (Chandrayaan-1, Cassini, Deep Impact et LRO) démontrent que nous pouvons être sûr maintenant de trouver de l’eau (pour notre Pastis…:) sur la surface de la Lune…
la confirmation définitive, mais qui, devant ces informations récentes devient superflue , interviendra le 9 octobre 2009 avec l’impact de LCROSS sur le pôle Sud lunaire.
Une Base Lunaire bientôt.
Dans l’optique de la terra-formation de la planète Mars, la présence d’eau à la surface de la Lune est une excellente nouvelle.
Le litre d’eau terrienne transportée sur la Lune revient à 35000 Euros, le coût du transport d’eau vers Mars donnerait le vertige.
Produire de l’eau à partir du sol lunaire est maintenant envisageable et le projet de bases lunaires habitées prends tout son sens.
L’eau à l’état liquide sur la Lune n’existe pas, les nouveaux calculs et observations prévoient que l’on pourrait extraire 1 litre d’eau par tonne de couche superficielle de sol lunaire.
La séparation de l’eau en hydrogène et oxygène permettrait d’obtenir du carburant et de l’air à respirer à l’intérieur d’une enceinte construite sur le sol lunaire, de nombreux projets existent déjà…
Souhaitons que la volonté politique et le financement soient au rendez-vous pour propulser les magnifiques défis à venir…
Données et Constantes
La Lune est âgée de 4, 6 milliards d’années, le même âge que la planète Terre.
Sa création est due à l’accrétion d’un gigantesque nuage de débris formé lors de la collision de la Terre avec un astre de la taille de la planète Mars…
Distance Terre-Lune : 384 400 km
Période de révolution : 27,3 jours
Diamètre équatorial : 3 474 km
Masse : 7,349×10²² kg
Gravité de surface : 1,62 m/s², soit le sixième de la pesanteur que nous connaissons sur la Terre.
Température de surface
* maximale : 123 °C
* moyenne : -77 °C
* minimale : -238 °C
Le Lunar Reconnaissance Orbiter (LRO) a été lancé il y a quelques minutes, ce jour Jeudi 18 Juin 2009 à 21:32 UTC soit 23:32 heure de La Rochelle.
Le vaisseau spatial propulsé par un lanceur ATLAS V, contient deux sondes : .
le Lunar Reconnaissance Orbiter : LRO
le Lunar Crater Observation and Sensing Satellite : LCROSS
dont la mission est l’étude de la Lune afin de préparer les prochaines missions spatiales, en particulier en recherchant un site adéquat pour la construction d’une base Lunaire.
Le Lunar Reconnaissance Orbiter avant son décollage vers la Lune qui interviendra le Jeudi 18 Juin 2009 à 23:12 heure française.
LRO posé sur le lanceur ATLAS V à Cap Canaveral
Ignition, LRO launched
Le vaisseau ATLAS et le module LCROSS, en route vers la Lune
LRO après séparation voyagera seul vers la Lune, ici le LCROSS
Spécifications de la sonde LRO :
La mission du LRO est prévue pour durer 12 mois, en orbite polaire à 50 km d’altitude, il va scruter et cartographier le sol lunaire avec les 7 instruments embarqués en fonctionnement permanent et simultané.
extension possible après cette date, en relais de communication pour l’observation du pôle Sud
masse du LRO : 1000kg
charge utile 100 kg, avec contrôle thermique des instruments à bord
panneaux solaires orientables fournissant 685 Watts à des batteries Ion-Lithium
système de pointage stabilisé 3 axes, précision minimum ~60 secondes d’arc
propulsion mono ou bi, 500 à 700 kg de fuel
communications : bande KA haut débit, 100-300 Mbps, 900Go/jour
Le projet LRO, graviter autour de la Lune
Le vaisseau LCROSS :
La sonde LCROSS va projeter un objet, une sorte d’obus appelé Centaur vers la surface de la Lune et percuter celle-ci afin d’y creuser un cratère.
L’impact aura lieu approximativement le 9 Octobre 2009 à 7:30 am EDT. L’analyse des projections devrait permettre de déceler la présence d’eau sous forme de glace ou de vapeur, ainsi que des hydrocarbones et matériaux hydratés. Ces composants seront nécessaires à nos prochaines missions habitées.
L’impact est ciblé sur le pôle Sud de la Lune dans la région de Cabeus. Le lieu précis de l’impact sera connu 30 jours au préalable, après avoir collecté et examiné les informations du LRO, d’autres satellites gravitant dans le voisinage et des observatoires terrestres.
LCROSS projette un objet vers la surface de la Lune
Le bolide percute la surface de la Lune et provoque une mini éruption.
La Journaliste de Paris-Tache : Valérie Trovieillir veut organiser son Jubilée sur la Seine ! Mais elle ne sait pas Reine de quoi ?.. #ump # ___ Sent -->3 hours ago