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Chine : Le Plus Puissant Supercalculateur



mise à jour du : 17-02-2014.
17 février 2014 : Actualisation texte et image du Super Calculateur Français le Tera 100.
3ème SuperCalculateur le plus puissant au Monde.




Barack Obama n’a pas du tout aimé le résultat des Mid-Terms Elections, lors de sa conférence de presse à une question d’un journaliste il a répondu : I feel bad !
Parmi les arguments qu’il a avancé pour justifier sa cuisante défaite face au Reps, celui consistant à s’accabler et à reconnaître que les USA avaient fait preuve d’une certaine stagnation du développement technologique m’a interpelé.
En effet, a t-il déclaré : le plus puissant supercalculateur du monde est dorénavant chinois, c’est nous qui aurions dû l’inventer !
Avec le RoadRunner du centre de Recherches militaires de Los Alamos, les Etats-Unis possédaient jusqu’à aujourd’hui le calculateur le plus puissant de la planète avec 1 petaflops de puissance de calcul.


Le supercalculateur :  Tianhe-1A,  est aujourd’hui le plus puissant ordinateur de la planète.

Le SuperCalculateur Chinois : le Tianhe-1A


Le système Tianhe-1A est installé au National Supercomputer Center de Tianjin et a été développé sous l’égide de l’Université Nationale des Technologies de Défense chinoise (NUDT).




Technologie utilisée :


Pour atteindre ce niveau de performances exceptionnel et enlever le titre de calculateur le plus rapide de la planète, le cluster chinois Tianhe-1A utilise un multiplexage savant de processeurs mathématiques multicore (CPU) et de processeurs graphiques (GPU) connectés en parallèle.
Cette technologie basée sur une architecture distribuant des tâches privilégiées aux CPU et aux GPU confère au système le maximum de puissance de calcul disponible actuellement dans le monde, soit : 2,5 pétaflops
Tianhe-1A est constitué d’un ensemble de 14336 processeurs multicores en parallèle associés à 262 To de RAM, épaulés par 2 Po de volume disque et de 7168 cartes graphique NVIDIA modèle Tesla M2050, le tout packagé dans 112 racks réfrigérés.

L’exploitation de GPU pour améliorer la puissance des CPU des supercalculateurs est maintenant largement utilisée par les constructeurs de ces machines fantastiques. Le bilan en termes de coûts et de rendement  énergétique est finalement acceptable en attendant les supercalculateurs exaflopiques.
Pour obtenir la même puissance avec des processeurs seuls il aurait fallu connecter quelques 50 000 processeurs en parallèle ! le système aurait alors consommé 12 mégawatts de puissance électrique  ainsi que le double de surface au sol.




Et la France :


La France 3e acteur mondial des supercalculateurs,

La France n’a pas à rougir face à ses voisins européens. Elle figure en effet en 2e position, derrière le Royaume-Uni, à la fois en nombre de supercalculateurs et en termes de puissance de calcul.

D’après le classement Top500 de novembre 2008, la France héberge 26 supercalculateurs représentant une puissance totale de 886 Tflop/s, juste devant l’Allemagne avec 25 et 803 Tflop/s, mais derrière les Anglais avec 46 systèmes recensés et 921Tflop/s.

Au niveau mondial, la France se classe 3e avec 5,2% des supercalculateurs dans le monde, derrière le Royaume-Uni et les Etats-Unis. Avec le seul superordinateur Roadrunner (1,105 Pflop/s), les Etats-Unis disposent déjà d’une force de calcul supérieure à la France.

Depuis cette étude les choses ont évolué car le CEA-DAM (Direction Armement Militaire) possède depuis quelques mois le Tera 100, premier supercalculateur pétaflopique le plus puissant d’Europe.
Fruit d’une collaboration CEA et Bull, le Tera 100 possède une puissance théorique de 1,25 Pétaflops.

Le SuperCalculateur Français : le Tera 100


Vue des Disques Durs du  SuperCalculateur Français : le Tera 100




Tera 100 est l’une des composantes du complexe de calcul scientifique du CEA. Résultat d’un partenariat entre Bull et le CEA-DAM, Tera 100 est utilisé pour le Programme Simulation du CEA-DAM, qui garantit la pérennité de la dissuasion française après l’arrêt des essais nucléaires.
Il sert à reproduire par la simulation le fonctionnement des armes nucléaires.


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  1. 14 novembre 2010 à 03:32

    Hi Maxime,

    Oui on a besoin de plus en plus de puissance pour affronter les défis qui nous attendent…
    me souviens de la phrase de Bill Gates, inventeur du premier système d’exploitation, qui, devant le mur des 640Ko, déclarait en 1981 : « 640KB ought to be enough for anybody », aujourd’hui j’ai 16Go de Ram dans une de mes machines et le Tianhe-1A en possède 262 To !
    Les murs sont faits pour être franchis.

    je ne suis pas aussi pessimiste que toi, quand tu assures: « on n’expliquera jamais la question : comment s’est créé l’univers ? »

    La magie est bien là !
    on commence à avoir une bonne idée des premiers instants de la création de l’univers, les observations deWMAP et du récent projet en cours Planck nous enseignent comment il évolue depuis 13.7 MAnnées, c’est déjà une avancée considérable… et bien sûr permise par la puissance de calcul mise à la disposition des chercheurs…🙂
    Par contre, les 11 dimensions entrevues en dessous du moment de Planck (instant du BigBang) sont difficiles à appréhender pour de simples observateurs tels que nous.
    Ces objets à 11 dimensions conceptualisés grâce à la théorie des cordes ou plus récemment pas la théorie des boucles sont hors de portée de notre compréhension d’hêtres humains (autant demander à une fourmi de nous expliquer les anneaux de Saturne..🙂
    Les nombres imaginaires, qu’on a tous étudié au Lycée ou en Fac, (tu te rappelles que la racine carrée de j est égale -1🙂 sont la clé pour comprendre ces nouvelles dimensions un peu folles… et entrevoir le basculement subreptif à l’instant de Planck, du temps imaginaire vers le temps réel que nous connaissons…

    La question qui m’obsède depuis un moment est de savoir si en remontant le BigBang en dessous du mur de Planck, l’espace temps multidimensionnel serait plutôt un trou noir ou bien les prémices d’une supernova sur le point d’exploser (un trou noir à l’envers…:),

    Mais grâce aux nouveaux concepts, aux outils mathématiques et à l’approche de la TQG (unification de l’infiniment petit: théorie Quantique et de l’infiniment grand: théorie Gravitationnelle) ou plus récemment de la LQG, la mise en évidence espérée de la présence (ou de l’absence) du fameux Boson de Higgs au LHC du CERN nous permettra d’avancer encore un peu plus dans la compréhension de ce qui c’est passé avant le mur de Planck.

    Merci de ton commentaire si romantique.
    A+
    Manin.

  2. Maxime Blanc
    8 novembre 2010 à 21:37

    Merci pour votre réponse,

    En effet, après réflexion, ces millions de calculs regroupés en quelques kilos de hautes technologies, sont utiles à la science, au même titre que les appareils de découverte de l’univers (je pense au grand collisionneur de hadrons franco-suisse). Cependant, bien que cette quête de l’inconnu, de l’infini, ou de l’éternité (en suivant la définition d’Albert Jacquard) est obsessionnelle tant pour le scientifique que pour l’homme tout simplement, n’est-ce pas plus magique de se demander ce qu’il pouvait bien exister, posséder une masse, un soupçon de vie avant le Big Bang, sans pouvoir répondre à cette question, comme si la réponse avait éclaté en un millier d’étoiles, et nous échappa à tout jamais!

    Ceci est le fond de ma pensée: la science est formidable, elle découvrira de merveilleuses choses, permettra de trouver des traitements aux malades, mais n’expliquera jamais la question : comment s’est créé l’univers ?

    Il est vrai que les super-calculateurs ne sont en rien dans cette opinion, mais plus généralement, cet article avait éveillé ma curiosité, bien que je ne sois pas un féru de science, j’admire assez votre travail, et ceux de vos confrères😉

    Bonne continuation,
    Maxime.

  3. 8 novembre 2010 à 16:27

    Bonjour Maxime,
    Leur fonction est sans doute une bonne réponse à notre quête immémoriale de l’inconnu, et c’est cette force aidée par les 2 pétaflops (en attendant les 20 pfs déjà annoncés par IBM) nous propulsera vers Mars, laissant sur le quai ceux qui préfèrent regarder passer les trains plutôt que de les prendre🙂

    Cette saine émulation entre les équipes de chercheurs que j’observe et à laquelle le participe modestement depuis +40 ans répond imho à une attente de l’humanité, comme les panneaux solaire du Sael ou votre iPhone …

    ça m’a fait plaisir de te lire.

    Peace.

  4. Maxime Blanc
    6 novembre 2010 à 15:47

    Bonjour,

    Ces super-calculateurs sont surtout là pour justifier la richesse économique d’un pays et intimider l’adversaire. En somme une sorte de nouvelle « guerre froide » plus pacifique! A moins qu’ils aient une véritable fonction??

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