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Mais que fait HADOPI ?




Après les erreurs de jeunesse viendra le changement


1er effet HADOPI

Connaissant maintenant peu ou prou le contenu des programmes des candidats aux élections présidentielles, il convient de regarder ce que proposent les-dits candidats en matière de règlementation relative à la circulation des œuvres de l’esprit : audio et vidéo principalement, plus connue comme loi HADOPI.

A l’orée du nouveau quinquennat si on fait la synthèse des projets des principaux protagonistes à la course à l’Elysée, l’idée qui vient à l’esprit immédiatement est : ils n’ont rien compris à l’Internet.


Car tant à Droite comme à Gauche, pour faire simple, les conseillers scientifiques des têtes de listes ne brillent pas par leur acuité et ce, sans parler du bagage technique des rapporteurs du projet DRM au Sénat ou à l’assemblée comme : M. Renaud Donnedieu de VabresMme Christine Albanel ou M. Franck Riester. En effet tous partent de la volonté de Centraliser l’outil internet qui par essence repose sur la Décentralisation.

En effet, le fonctionnement décentralisé et sa profonde capillarité due à un maillage planétaire serré et ultra-rapide assure stabilité, rapidité et sécurité (oublions les attaques virales qui ne mettent pas en cause la sécurité technologique des transaction car étant l’œuvre de malfaiteurs), interdit tout contrôle par un état ou un groupe d’états (ie. CEE)

Il est manifeste que la nature profondément décentralisée d’Internet échappe à nos législateurs et ne pas comprendre la nature de l’objet sur lequel on légifère entraîne de manière quasi-systématique la rédaction de lois inapplicables et/ou inutiles. Ce fut le cas des lois DAVSI, LOPPSI ou HADOPI

A partir de ce constat, qui d’ailleurs n’est pas une exclusivité française, il est aisé de comprendre que chaque mouture d’une loi dite « anti-piratage » renforce la répression  la précédente loi s’étant montré inefficace… et ce au détriment fréquent de quelques libertés fondamentales pourtant déclamées comme chères à nos démocraties occidentales.


Comment aborder dès lors l’épineux problème de la circulation d’œuvres numérisées sur Internet.

Le processus est en général et globalement le suivant : un lobby des ayant-droit¹ fait pression sur le législateur, celui-ci vote une loi dont l’application est un échec. Un processus perdant-perdant (rhétorique que n’aurait pas désavoué Mme. Ségolène Royal:)

Ces lobbies sont les ayants-droit responsables de la distribution d’une grande partie des œuvres de l’esprit. Ils veulent à la fois garder le contrôle sur le circuit de distribution et plaquer leur ancien modèle économique de rareté sur un système de diffusion tel qu’Internet dont le fonctionnement est plus proche de celui d’un système d’abondance.

C’est fondamentalement injuste car le passage de la rareté à l’abondance en quelques années et en maintenant un niveau de prix trop élevé est juste une escroquerie de grande ampleur dont nous sommes les victimes.


Ces lois contraignantes sont donc vouées à l’échec.

Le système de liste noire prévu par les lois HADOPI sur le système DNS qui permet d’associer un nom à une adresse IP l’illustre parfaitement : ce contrôle peut être facilement invalidé, il existe même des routines sur le net permettant de réaliser cette parade facilement en attribuant des IP farfelues… peut-être même la votre🙂.
La disparition de MegaUpload à contraint les habitués ainsi que ceux qui téléchargeaient illégalement à changer juste leurs pratiques : utilisation du chiffrement pour les transferts, de l’anonymisation via des VPN, de listes noires pour éviter de télécharger depuis des sources pouvant les incriminer, etc…

2ème effet HADOPI

HADOPI n’est pour rien à l’accroissement de consommation de l’offre légale tant en téléchargement qu’en streaming, cet afflux d’utilisateurs nouveaux est dû au fait que ces offres sont forfaitaires sur les plateformes de téléchargement telles : Spotify, Deezer, Noomiz, etc… et non à l’unité comme sur iTunes.

Les sites proposant des oeuvres légales en streaming ce sont rapidement adaptés, on trouve des offres forfaitaires à quelques euros par mois ex. :  4.99€ pour Spotify…
Les coûts de production et de diffusion d’une oeuvre numérique sont quasi-nuls, cette manière de consommer de la musique ou de la vidéo est donc mieux adaptée et est plébiscitée par les utilisateurs.

Alors que Jean-Luc Melenchon propose une ouverture totale et sans restriction à la liberté et richesse culturelle que représente internet,
Nicolas Sarkozy reste campé sur ses convictions coercitives et veut même interdire le Streaming,
quant à François Hollande il reste flou com dab :)  mais aurait tendance à pencher pour une application de l’ancienne idée (pas si mauvaise) de la Licence Globale collectée sur les FAI et redistribuée directement aux auteurs.

Espérons que les synergies mise en oeuvre à l’occasion de ces présidentielles seront de nature à offrir une situation plus équilibrée envers la jeunesse Française et Européenne, toujours avide de culture et de nouveautés et que nos législateurs et autres dirigeants tireront les leçons de cette répétition de lois inventées en pure perte et conduisant toutes à des échecs.

¹ ex. :  Universal, Sony Music, Warner, Bros, EMI…..


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