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Federico Garcia Lorca il y a 75 ans

18 octobre 2011 4 commentaires


il y a 75 ans le poète Andalou Fédérico Garcia Lorca disparaissait… victime innocente de la guerre civile espagnole.
Surnommé le *Rossignol Andalou* il naquit le 5 juin 1898 à Fuente Vaqueros, province de Granada (Andalousie) et fut assassiné le 19 aout 1936 (à 38 ans)

Poète, écrivain, musicien et peintre Fédérico Garcia Lorca se livra, à travers ses écrits, à une sorte d’exégèse de l’ambiance romantique de l’époque. Son oeuvre, marquée par sa sensibilité andalouse, conduisit à sa reconnaissance et le propulsa à l’avant-scène de la culture espagnole. Il rencontra et se lia d’amitié avec des acteurs majeurs de ce nouvel âge d’or de la création artistique espagnole tels Manuel de Falla, Picasso, Pablo Neruda ou Salvador Dali.


Hommage à Fédérico Garcia Lorca - Ochavillo Del Rio (Andalousie) (1)


Le « rossignol andalou » a passé son enfance à Fuente Vaqueros, un petit village de quelques dizaines d’âmes dont les senteurs de jasmin illuminent les ruelles étroites dès que tombe la nuit grenadine.
Le hasard veut qu’il ait gambadé dans les mêmes sentes, les mêmes prairies, les mêmes oliveraies que mon Père,  à la recherche d’une ombre toujours trop brûlante de soleil. En effet, le village qui vit grandir mon regretté Père est Escoznar situé à moins de 5 km de Fuente Vaqueros (voir sur GoogleEarth  ici )

C’est avec émotion que mon Père évoquait avec nous le « canté jondo » dont un de ses ‘paisanos’ nommé Fédérico Garcia Lorca en parlait mieux que personne.
Le canté jondo (ou ‘chant profond’) est le chant flamenco issu de l’âme, Lorca disait : « Il s’agit d’un chant purement andalou profond, véritablement profond, plus encore que tous les puits et toutes les mers qui entourent le monde, beaucoup plus profond que le coeur actuel qui le crée et que la voix qui le chante, parce qu’il est presque infini. (…). Il n’y a rien, absolument rien de comparable en Espagne, que ce soit au niveau du style, de l’atmosphère ou de la justesse de l’émotion (…). »(²)



Mataron a Federico
cuando la luz asomaba.
El peloton de verdugos
no oso mirarle a la cara.
Todos cerraron los ojos ;
Rezaron : ni Dios te salva !

extrait du poème de Antonio Machado



On était en août 1936, sur le chemin de la maison qu’il regagnait à pieds après une journée de travail à l’usine sucrière de Lachar (entre Escoznar et Fuente Vaqueros), Mariano Arcos (mon grand-père paternel) fut arrêté par les forces Franquistes, menotté et jeté dans un camion militaire bâché, sans autre forme de procès.
Dans le camion, également menottés se trouvaient déjà trois autres prisonniers dont Fédérico Garcia Lorca, quelques km plus loin du côté de Viznar ils étaient fusillés tous les quatre….

Aujourd’hui c’est un autre petit village andalou qui rend hommage à ce grand auteur et poète que fut Fédérico Garcia Lorca, il s’agit de Ochavillo del Rio (province de Cordoba, Andalousie).
Outre le fait d’avoir initié cet évènement,  Ochavillo présente la particularité insigne et immense à mes yeux d’être le village où vécut ma Mère  Amalia, également Andalouse.
Ainsi, par la grâce de cet hommage rendu aujourd’hui à FDL se trouvent réunis les deux lieux sur les terres d’Espagne qui me sont les plus chers…




(¹) Gracias a Ricardo González Mestre (mi primo) por haberme comunicado los datos de este evento tan valioso
Ricardo González Mestre, editorial :  el pàramo

(²) Conférence donnée par Lorca en février 1922 intitulée ‘Le Cante jondo (chant andalou primitif)’.



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